Alain YVER

Alain YVER

UN SINGE EN HIVER

UN SINGE EN HIVER




gaudin.ber.free.fr 
« Le petit monde de Bernard Gaudin, journaliste »




Synopsis
Albert Quentin tient avec son épouse un hôtel en Normandie. Ancien quartier-maître du corps expéditionnaire en Chine, il boit à longueur de journée, nostalgique de la vie aventureuse qu'il menait autrefois. En juin 1944, pendant les bombardements, il jure à son épouse que si eux et leur hôtel restent indemnes, il ne touchera plus jamais à un verre d'alcool. Promesse tenue pendant des années jusqu'à l'arrivée d'Albert Fouquet. Ce jeune homme malheureux va émouvoir Albert, se saouler avec lui et l'aider à récupérer sa fille.








UN SINGE EN HIVER

1962, France, de Henri Verneuil, avec Jean Gabin, Jean-Paul Belmondo, Suzanne Flon, Gabrielle Dorziat, Noël Roquevert, Paul Frankeur...
Pitch : Ancien fusilier marin devenu hôtelier en Normandie, Albert Quentin avait promis à sa femme pendant la guerre qu'il renonçait à l'alcool. Quelques années plus tard débarque Gabriel Fouquet, un jeune homme récemment séparé d'avec sa femme et venu voir sa fille placée dans un pensionnat. Quentin retrouve grâce à lui une seconde jeunesse et oublie du même coup la vie plutôt paisible qu'il menait ainsi que sa promesse...

Un mémorable duo

    En hommage à Henri Verneuil, disparu le 11 janvier dernier, France 3 a la bonne idée de rediffuser l'un des plus grands films du cinéaste, mené tambour battant par deux des plus grandes stars du cinéma français. Si Verneuil n'avait dirigé jusqu'alors Belmondo que dans un sketch de La française et l'amour (1960), il avait déjà travaillé avec Gabin pour Des gens sans importance (1956) et Le président (1961). L'une des plus grandes qualités de Verneuil était sans doute d'avoir su mettre en valeur le talent des grandes vedettes de l'époque avec des rôles sur mesure, associés à des scénarios corrects et un sens du rythme très appréciable, surtout dans ses futurs films d'action à gros budget. Il n'est donc pas étonnant que des comédiens aussi populaires que Fernandel, Gabin, Belmondo, Delon ou Ventura aient pris autant de plaisir à travailler plusieurs fois avec ce "directeur d'acteurs" par excellence.

    Pour Un singe en hiver, Henri Verneuil a souhaité (quoi de plus naturel) la collaboration de Michel Audiard et le résultat est une avalanche de répliques mémorables, taillées sur mesure pour ses deux acteurs principaux (lire un extrait dans la rubrique Brèves de comptoir). Il ne reste plus qu'à Gabin et Belmondo de faire leur numéro et, malgré une génération d'écart et des tempéraments différents, leur complicité autant dans la réalité que dans le film est évidente ; le premier dans le rôle d'un hôtelier alcoolique nostalgique de la vie aventureuse qu'il menait autrefois, joue sans surprise mais avec son efficacité habituelle les "vieux de la vieille" bourrus dans la lignée des personnages qui jalonnent les quinze ou vingt dernières années de sa carrière. Il nous offre au passage quelques sacrés coups de gueule rappelant sa prestation dans La Traversée de Paris de Claude Autant-Lara (1956). Quant au second, après des passages importants chez Godard ou Melville, il laisse libre cours à sa fantaisie (jusqu'alors assez peu exprimée au cinéma) et donne avec beaucoup d'aisance la réplique au vieux lion dans leurs quatre cents coups.

    Noël Roquevert qui fournit les feux d'artifice pour une pétarade nocturne mémorable et Paul Frankeur en vieille connaissance de Gabin constituent de très bons faire-valoir (au sens non péjoratif du terme) à l'explosif tandem que l'on a toujours grand plaisir à retrouver et qui reste avec Audiard l'atout majeur de ce classique de la comédie. Emmanuel Coll








Un singe en hiver

Le mardi 9 octobre 2007 à 20h30, amphi Gergovia

De Henri Verneuil, France, 1962, comédie dramatique, 1h47
Avec Jean-Paul Belmondo, Jean Gabin, Noël Roquevert, Suzanne Flon.

A Tigreville, sur la côte normande, Albert Quentin dirige un petit hôtel, avec son épouse Suzanne. Ancien quartier-maître du corps expéditionnaire d'Extrême-Orient, Albert est devenu par nostalgie de sa vie aventureuse un buveur invétéré. Pourtant, pendant les violents bombardements de juin 1944, il jure à son épouse qu'il ne touchera plus un verre s'ils s'en sortent indemnes. Pendant des années, Albert a tenu parole, mais, une nuit, un jeune homme étrange descend à l'hôtel et va se saouler au bar d'en face. Albert ne tarde pas à se lier d'amitié avec cet ivrogne attachant, mais Suzanne craint qu'il ne l'entraîne vers ses vieux démons…

« Un Singe en Hiver » marque la rencontre de deux génération d'acteurs : la star d'avant-guerre Jean Gabin et Jean-Paul Belmondo, révélé trois ans plus tôt dans « A bout de souffle » de Jean-Luc Godard. « Un singe en hiver » eut fort à faire avec la commission de censure qui voyait dans le film une apologie de l'alcool.







24/03/2008
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