Alain YVER

Alain YVER

VERA MOLNAR

VERA MOLNAR










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//www.veengle.com/s/Mal%C3%A9vitch/1.html


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//www.anneweiler.lu/site%20new/serie.htm


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ENTRETIEN

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vera MOLNAR peut être présentée comme un peintre géométrique :

les éléments de base de son travail sont parmi les plus simples, les plus élémentaires : la ligne,  le carré, le blanc, le noir, parfois des gris, des rouges, des bleus… A l’exploration de ces formes, elle a consacré des dizaines d’années ; et elle continue aujourd’hui.

La représentation de la nature ne l’a jamais intéressée, et, quand elle cherche à expliquer les véritables raisons de son choix de travailler sur ces seules formes, c’est, dit-elle, que « la simplicité de ces formes l’émeut encore et toujours ».
vera MOLNAR est d’origine hongroise, mais elle vit à Paris depuis 1947. Elle est donc française et peintre abstraite, de la tendance qui appartient à l’art constructif, dans son acception la plus conséquente, la plus radicale qui soit : celle de l’art systématique dans lequel elle est engagée depuis 1950. Elle a participé à tous les débats qui ont animé la naissance de l’art cinétique et permis la création de La Nouvelle Tendance et est devenue à partir de 1968 l’une des pionnières de l’utilisation de l’ordinateur dans la création artistique.
Son art, conduit de façon expérimentale, porte sur la forme, sa transformation, son déplacement, sa perception. Son travail s’accompagne d’une intense réflexion théorique sur les moyens de la création et les mécanismes de la vision. Il a son origine chez Mondrian, Malevitch et les Concrets zurichois et trouve de nombreuses correspondances dans tous les travaux conduits en rapport avec les sciences exactes et les mathématiques en particulier.
Le travail, qui, chez d’autres, pourrait être systématique voire “machinique”, a en réalité pour but de faire surgir l’imprévu, la liberté, l’imaginaire. Les lignes, par exemple, deviennent « extravagantes », comme nous le précisent d’ailleurs les titres de certains tableaux.
« L’œuvre picturale est avant tout sensible, elle s’adresse à l’œil. C’est pour l’œil humain que je veux faire des images. L’art de la peinture commence sur la rétine, d’abord celle du peintre, ensuite celle du spectateur…. L’art doit être humain, c’est-à-dire conforme à la nature humaine ». (VM)
Le travail de vera MOLNAR est régulièrement exposé par la galerie Oniris qui lui avait consacré dès octobre 2001 un “one-man-show” très remarqué à la FIAC-Paris.

biographie succincte de Vera Molnar
Née en 1924 en Hongrie, vera MOLNAR suit une formation de peinture classique à l’École des Beaux-arts de Budapest et obtient son diplôme de professeur d’histoire de l’art et d’esthétique en 1947.
Dès 1946, elle commence un travail de peinture abstraite et géométrique. Elle s’installe en France en 1947 et travaille, entre 1960 et 1968, à l’aide d’une « machine imaginaire ». Les instruments cybernétiques étant trop onéreux à cette époque, elle décide en effet de travailler comme si elle le faisait avec une machine, c’est-à-dire de façon systématique. Sa procédure de recherche consiste alors à écrire des programmes simples et à élaborer des séries de transformations de formes selon des directives précises et par la fixation d’interdits. Elle intègre ici les méthodes de l’expérimentation scientifique.
Co-fondatrice du GRAV (Groupe de Recherche d’Art Visuel) en 1960, elle cherche avec d’autres artistes, tels que Horacio Garcia-Rossi, Julio Le Parc ou encore françois MORELLET, à intégrer physiquement et psychologiquement le spectateur dans l’œuvre en déclinant des propositions plastiques liées à l’art cinétique et aux recherches sur l’expérience optique.
En 1967, elle co-fonde le groupe Art et Informatique à l’Institut d’Esthétique et des Sciences de l’Art de Paris et réalise en 1968 ses premiers travaux sur ordinateur. Ce dernier est utilisé comme un outil rapide et efficace facilitant l’investigation systématique du champ infini des possibles : il ne crée pas l’œuvre à la place de l’artiste.
En 1969, elle fait une conférence sur « l’art et l’ordinateur » à l’Université expérimentale de Paris VIII, Vincennes.
En 1971, elle travaille à l’Atelier de Recherche des Techniques Avancées au Centre Georges Pompidou à Paris et devient membre du CREIAV (Centre de Recherche Expérimentale et Informatique des Arts Visuels) à l’Université Paris I, Sorbonne.
Depuis 1995, vera MOLNAR expose régulièrement à la galerie Oniris au rythme d’une exposition personnelle tous les deux à trois ans.
Depuis les années 1990, son travail est présenté dans les expositions européennes majeures sur l’art non-représentationnel et d’avant garde.
En 2006 elle est membre fondateur de l’OSAS (Open Structures Art Society) à Budapest.

//www.galerie-oniris.fr/artistes/molnar/







Véra Molnar est d’origine hongroise, mais elle vit à Paris depuis 1947.
 
Elle est donc française et peintre abstraite, de la tendance qui appartient à l’art constructif, dans son acception la plus conséquente, la plus radicale qui soit : celle de l’art systématique dans lequel elle est engagée depuis 1950. Elle a participé à tout les débats qui ont animé la naissance de l’art cinétique et permis la création de La Nouvelle Tendance et est devenue à partir de 1968 l’une des pionnières de l’utilisation de l’ordinateur dans la création artistique. Son art, conduit de façon expérimentale, porte sur la forme, sa transformation, son déplacement, sa perception. Son travail s’accompagne d’une intense réflexion théorique sur les moyens de la création et les mécanismes de la vision. Il a son origine chez Mondrian, Malévitch et les Concrets zurichois et trouve de nombreuses correspondances dans tous les travaux conduits en rapport avec les sciences exactes et les mathématiques en particulier.

//elles.centrepompidou.fr/blog/?tag=vera-molnar







EXPOSITION
Véra Molnar
Une Rétrospective (1942-2012)
Musée des Beaux-Arts de Rouen
Centre d'art contemporain de Saint-Pierre-de-Varengeville
Du 15 juin au 30 septembre 2012

Née en Hongrie en 1924, formée à l'école des Beaux-Arts de Budapest dont elle devint elle-même professeur, Véra Molnar décide de quitter son pays d'origine pour s'installer définitivement en France en 1947. Chaque décennie traversée par l'artiste jusqu'à aujourd'hui est alors porteuse d'inventions formelles importantes, dont la rétrospective rouennaise montre pour la première fois l'étendue et la richesse en occupant à la fois le musée des Beaux-Arts de Rouen et le Centre d'art contemporain de Saint-Pierre-de- Varengeville. 
Dans les années 50, Véra Molnar se détourne plus nettement de la peinture figurative pour explorer la voie de l'abstraction géométrique. De simples morceaux de cartons badigeonnés de gouache parfois sortie directement du tube, découpés en rectangles, tirets, cercles et demicercles, épinglés et manipulés selon des mouvements giratoires élémentaires ou des inclinaisons de degrés divers, fondent son premier répertoire formel. Mais contrairement à de nombreux protagonistes de l'abstraction (Kandinsky, Herbin) Véra Molnar ne fige pas ses trouvailles en alphabet plastique et ne considère jamais qu'elle met au jour des invariants. En s'engageant dans l'univers de l'abstraction géométrique, elle n'a de cesse d'en interroger les codes et les pratiques pour les subvertir avec constance et originalité dans une conduite qui l'éloigne des catégories bien délimitées. 
À la recherche d'une méthodologie créative autre, elle va ensuite inventer dans les années 60 une machine imaginaire qui est un ensemble de procédures conceptuelles visant à générer des images. En 1968, la réalité des machines ayant rejoint sa fiction artistique, elle devient la pionnière française de l'art assisté par ordinateur. Et là encore, fidèle à sa curiosité et au fait de ne pas se laisser enfermer dans des règles qui ne sont pas les siennes, l'artiste s'ingénie à ne pas se rallier aux tenants de l'art informatique pour développer de nouvelles procédures de glissements, via des mécanismes de jeux et - aussi étrange que cela paraisse - de dialogues.

//www.rouen-musees.com/Musee-des-Beaux-Arts-EXPOSITION-167.htm







Véra Molnar - Une retrospective (1942-2012)

« Peintre abstrait géométrique depuis 1948 », ainsi pourrait-on présenter Véra Molnar en quelques mots. Sa lignée ascendante est donc toute désignée, c’est celle de la peinture abstraite géométrique. Ses ancêtres plastiques sont incontestablement Kandinsky, Malevitch, Mondrian et Klee. L’artiste demeure aujourd’hui l’une des représentantes, avec François Morellet et Julije Knifer, de l’art conceptuel en France. 

Très tôt, Véra Molnar utilise l’ordinateur comme un outil rapide et efficace pour mettre en œuvre les idées qu’elle a imaginées. De cette pratique, elle a mis en place une conduite comme celle d’inoculer 1% de désordre dans un système pour produire un déplacement mettant en avant les contradictions et la force de l’œuvre : « l’art est une faille dans le système » se plaît-elle à rappeler. 

Le musée des beaux-arts de Rouen et le Centre d’art contemporain de Saint-Pierre-de-Varengeville lui consacrent une très importante rétrospective de juin à septembre 2012, présentant 70 années de création de l’artiste (1942 /2012).

//www.bernardchauveau-editeur.com/Vera-Molnar---Une-retrospective-%281942-2012%29/Couleurs-contemporaines/products_id=541/-/fiche_produit.htm







Tremblement, Véra Molnar

Par Sylvie Boulanger

Dans Tremblement, Véra Molnar, bouscule, brise, repousse les cadres et les lignes, les plus classiques soient-elles, comme le motif de la Grecque, ornement antique formé de lignes brisées effectuant des retours en arrière. Son credo ? Le geste minimal, le mouvement et l’erreur.
« La succession monotone de carrés, de rectangles, c’est moi ; les écarts brusques de la ligne de conduite suivis aussitôt de repentirs, c’est encore moi. Mais si j’essaie d’analyser ce sentiment béat de contentement, je me rends compte que ce ne sont ni les tableaux exécutés, ni les dessins achevés que j’aime.
Non je ne les aime pas ces êtres clos, si sûr d’eux ; ils me désespèrent quand je ne peux plus rien ajouter, rien enlever, modifier, reconsidérer : quand l’aventure est terminée. Je me sens piégée, je pourrais en pleurer de rage. Le pire c’est quand on a enfin réussi, lorsqu’on à élaboré une bonne « recette » et qu’on la répète, en la déclinant, tel un moulin à prière.
Il m’arrive de refuser d’instinct de me considérer comme artiste, les termes de peintre, de plasticien, praticien de la communication visuelle me paraissent mieux désigner mon activité. J’utiliserai pour simplifier le terme « image » pour désigner tout assemblage de formes colorées se déployant sur une quelconque surface (toile, papier, mur, film, écran, rideau de fumée, plan d’eau..) dont le but est de provoquer une jouissance esthétique visuelle.
La méthode des essais et erreurs ont toujours été mon pain quotidien. De toutes les manières je préfère les questions aux réponses, les hypothèses aux thèses. Ce que j’aime c’est le non-fini, le devenir ; j’aime les ratés d’ordinateur. Un point qui manque ou mal placé dans un programme peut produire des constellations étonnantes. Aujourd’hui, je ne sais toujours pas pour quelles raisons j’aime le minimal, le géométrique, le concept transparent et simple, régissant le tout. »
— Véra Molnar, février 2013.

//www.slash.fr/fr/evenements/tremblement-vera-molnar-scenario-dhiver







Les abstractions aléatoires de Véra Molnar
 Valérie de Maulmin - 11 septembre 2012

L'artiste Véra Molnar nous reçoit dans son atelier parisien à la veille de sa rétrospective au musée des Beaux-Arts de Rouen. Un lieu de travail calme et structuré, qui laisse pourtant la place à la fantaisie et à l'imprévu.
Un discret immeuble parisien, sur lequel s'ouvre une cour à la végétation généreuse et foisonnante où se niche une maison sur trois niveaux et l'atelier de Véra Molnar. Le rite est immuable : on sonne et l'artiste, penchée à son balcon, laisse descendre une clé suspendue à un fil... 
Une fois le seuil de la maison franchi, on bascule instantanément dans l'univers esthétique de Véra Molnar, calme et structuré, et cependant toujours ponctué de fantaisie et d'imprévu. Dans cette maison placée sous le signe de la modernité, le design pop seventies de l'intérieur est à la pointe et l'atelier toujours actif, avec oeuvres et travaux en cours.
Alerte et espiègle, Véra Molnar, 88 ans, avoue qu'elle n'a « jamais autant travaillé » mais que pour elle, « c'est tous les jours dimanche » ! Elle rebondit ensuite sur « Connaissance des Arts », première revue d'art à lui avoir consacré quelques lignes, sous la plume de Georges Charbonnier lors de l'exposition « Ordinateur et Création artistique » à l'Espace Cardin en 1973... Aujourd'hui, l'actualité du moment est sa rétrospective au musée des Beaux-Arts de Rouen, où elle présente entre autres une grande oeuvre de sept mètres de haut, et l'exposition au château de la Matmut à Saint- Pierre de Varengeville. Véra Molnar illustre le « minimalisme à la française » cher à Serge Lemoine, qui l'a exposée dès 1989 au musée de Grenoble et a piloté les recherches de Vincent Baby, lequel élabore le catalogue raisonné de son oeuvre. Novatrice dans l'art conceptuel, elle a élaboré ses recherches et son oeuvre dans la discrétion, n'exposant aucune pièce de 1946 à 1960 pour se consacrer à ce qui était pour elle « un art expérimental ».
Mais depuis sa première exposition personnelle en 1976 à Londres, elle a commencé à être vue dans les musées et les institutions, comme le MoMA de New York ou le Centre Pompidou (« elles@centrepompidou ») à Paris, et elle est actuellement représentée par la galerie Oniris à Rennes, et la galerie Romain Torri à Paris notamment. « J'essaie de mettre de l'irrationnel dans le rationnel », explique l'artiste, qui n'a cessé depuis 1946 d'explorer les méandres et les surprises de la peinture abstraite.
Née le 5 janvier 1924 à Budapest, elle étudie à l'école des Beaux-Arts. Elle y rencontre son futur mari, François Molnar, avec lequel elle s'installe en France en 1947. Dès l'enfance, elle est captivée par l'art, initiée par son oncle, peintre du dimanche qui « peignait des sous-bois avec des nymphettes qui dansaient sur l'herbe », évoque-t-elle avec humour. « J'avais 6 ou 7 ans et je me disais : "Quand je serai grande, je ferai cela ". » Parfois, elle a le droit de peindre un petit coin du tableau et se sent alors « une très grande artiste ». Son oncle lui offre un jour une boîte de pastels et, tous les soirs, elle dessine le coucher de soleil depuis leur belle maison au bord du lac Balaton.
Pour lire la suite : Magazine Connaissance des Arts septembre 2012.

//www.connaissancedesarts.com/art-contemporain/actus/les-abstractions-aleatoires-de-vera-molnar-98056.php







Vera Molnar, "perspectives et variations"
Marc Menant 25 2008 ART & DESIGN - Permalink

Présenter des expositions sur Passion Luxe est toujours un plaisir... Plaisir esthétique bien sûr, plaisir spirituel aussi, conviction même! Conviction que l'art est un luxe nécessaire qu'il faut mettre en avant. Lorsque l'artiste est d'origine hongroise, le plaisir devient d'autant plus grand, forme cachée d'hommage à mes origines et à ce pays que j'aime tant... Vera, cet espace est donc le votre!
Artiste d'origine hongroise née en 1924, Vera Molnar s'installe à Paris dans les années cinquante après une formation classique à l'Ecole des Beaux-arts de Budapest. Proche de l'esthétique minimaliste par le recours à la bichromie et aux formes géométriques, éminemment conceptuel du fait de la méthode et du questionnement mise en jeux, son travail échappe cependant aux tendances et classements des historiens. Afin d'évacuer ce qu'elle appelle les “ready-made mentaux culturels”, Vera Molnar utilise différents jeux programmatiques et principes mathématiques pour produire des séries guidées par une même quête du visible. Elle n'hésite pas cependant, à l'instar de l'Oulipo, à jouer et déjouer les contraintes qu'elle s'impose à elle-même.

Au Frac Lorraine, elle propose deux créations in situ, agrandissements de pièces historiques de petit format. Elle produit ainsi des « wall paintings » pour les gigantesques murs des salles d'exposition. Deux principes y sont en jeu : la délégation de production et le changement de dimension. En questionnant ces fondamentaux de la création (la main de l'artiste, l'échelle), elle rappelle que l'idée de l'œuvre prime sur sa réalisation, conditionnée par des critères contingents. Promenade (presque) aléatoire (1998-1999 ; collection Frac Lorraine), installation encore inédite en Lorraine, complète ce choix forcément subjectif au regard de soixante ans de création.

En écho à ce travail, Amélie Dubois (née en 1983) présente l'installation visuelle et sonore Le Monde (2006-2007). Durant un an, elle a retranscrit avec un logiciel informatique les “Une“ du journal Le Monde en partitions musicales. Puis les a confiées à l'interprétation libre d'une pianiste, avec pour contrainte un enregistrement quotidien. Ces pièces musicales sont diffusées aléatoirement dans l'espace d'exposition où les partitions sont visibles. Issues de générations différentes, ces deux artistes s'obligent à suivre un système, un protocole déterminé qui met en évidence le processus de réalisation de l'œuvre ; cette contrainte librement imposée n'empêchant pas, au contraire, la production indéniable d'une poésie sonore et visuelle.

//www.passionluxe.com/dotclear/index.php?post/2008/12/25/1035-vera-molnar-perspectives-et-variations







Perspectives et variations l’exposition Véra Molnar
2009. février 26.

écouter l'émition
//www.dissonancesx90x.net/MusiqueOrdinateur.mp3

Les éléments de base de mon travail sont des formes géométriques simples: des carrés, des rectangles ainsi que leurs transformés. Déjà aux Beaux-Arts je les utilisais à la grande consternation de mon maître, peintre „fauve“sage et rangé. Les raisons de mon choix et de ma fidélité sont multiples.
La première est d’ordre émotionnel ; je ressens une attirance irrésistible à l’égard de la pureté cristalline des formes élémentaires et de la transparence des constructions qu’elles peuvent engendrer. Ce monde visuel géométrique a peut-être pour moi le rôle psychologique de faire pièce au flou, à l’incertitude, à l’ignorance dans lequel l’homme est plongé.
La deuxième raison de mon choix est de nature moins affective. Toute activité picturale repose sur l’idée que la juxtaposition sur une surface de formes colorées permet parfois d’obtenir un arrangement particulier qui est autre chose qu’une juxtaposition banale de formes banales. Cette situation visuelle privilégiée, qui rend émouvante une portion de surface, est nommée art. L’utilisation de formes élémentaires et normalisées permet de contrôler pas à pas la genèse de l’image et de tenter de localiser l’instant où le „fait d’art“émerge. Pour traquer cet inconnu à l’aide d’une démarche claire, l’ordinateur est un outil tout à fait approprié.
L’emploi de formes géométriques se justifie enfin par une autre raison: leur présence dans le tableau dissuade le spectateur d’y projeter toutes sortes d’interprétations littéraires ou symboliques, de „déposer des notes sous mes vers“comme le redoutait Victor Hugo.
Il faut cependant regarder la réalité en face. Aucune donnée scientifique, aucun résultat expérimental n’ont encore prouvé à ce jour que ce qui est régulier soit beau et que ce qui est beau soit de l’art. Il ne faudrait pas s’installer trop rapidement dans la religion de la simplicité, ni se complaire dans une introspection esthétique voluptueuse en fabriquant en toute béatitude du chewing-gum oculaire.
L’art géométrique peut, effectivement aboutir à diverses mystiques, dont l’histoire de l’art connaît beaucoup d’exemples, mais il peut aussi prendre la direction diamétralement opposée:celle des sciences exactes. Le matériau pictural choisi étant aisé à manipuler, il peut inciter à faire de l’expérimentation rigoureuse et transformer ainsi l’artiste illuminé en chercheur en art.
Peu encline à la dévotion mystique et curieuse de nature j’ai relevé le défi et choisi délibérément cette deuxième voie.
Véra Molnar, Avril 1986
Artiste d’origine hongroise née en 1924, Véra Molnar s’installe à Paris dans les années cinquante après une formation classique à l’Ecole des Beaux-arts de Budapest. Proche de l’esthétique minimaliste par le recours à la bichromie et aux formes géométriques, éminemment conceptuel du fait de la méthode et du questionnement mise en jeux, son travail échappe cependant aux tendances et classements des historiens. Afin d’évacuer ce qu’elle appelle les “ready-made mentaux culturels”, Vera Molnar utilise différents jeux programmatiques et principes mathématiques pour produire des séries guidées par une même quête du visible. Elle n’hésite pas cependant, à l’instar de l’Oulipo, à jouer et déjouer les contraintes qu’elle s’impose à elle-même.

//noirpapillon.wordpress.com/2009/02/26/perspectives-et-variations-lexposition-vera-molnar/






VERA MOLNAR / MONOTONIE, SYMETRIE, SURPRISE !
Publié le Mardi 27 octobre 2009

Véra Molnar est d’origine hongroise, mais elle vit à Paris depuis 1947. Elle est donc française et peintre abstraite, de la tendance qui appartient à l’art constructif, dans son acception la plus conséquente, la plus radicale qui soit : celle de l’art systématique dans lequel elle est engagée depuis 1950. Elle a participé à tous les débats qui ont animé la naissance de l’art cinétique et permis la création de La Nouvelle Tendance et est devenue à partir de 1968 l’une des pionnières de l’utilisation de l’ordinateur dans la création artistique. Son art, conduit de façon expérimentale, porte sur la forme, sa transformation, son déplacement, sa perception. Son travail s’accompagne d’une intense réflexion théorique sur les moyens de la  création et les mécanismes de la vision. Il a son origine chez Mondrian, Malévitch et les Concrets zurichois et trouve de nombreuses correspondances dans tous les travaux conduits en rapport avec les sciences exactes et les mathématiques en particulier.
 
Lorsque l’on doit présenter Véra Molnar en quelques mots dans une notice biographique, les termes choisis sont le plus souvent : « Peintre abstrait géométrique depuis 1948. En effet, la peinture de Véra Molnar est abstraite et géométrique. En quelques heures, d’un dessin l’autre, le feuillage des arbres deviennent un cercle, leur tronc un simple trait et des quadrilatères oblongs viennent enserrer cercles et traits. Tout l’œuvre de Véra Molnar est en germe dans ces premiers dessins : des lignes, des traits, des contours volontairement et radicalement simples. Véra Molnar affirme que des  formes minimales, élémentaires, géométriques, organisées en série et le plus souvent dans le dénuement bichromatique du noir et blanc font œuvre d’art.   Ses ancêtres plastiques sont incontestablement les membres de la célèbre troïka des abstracteurs de quintessence : Kandinsky - Malévitch - Mondrian aux noms desquels on doit rattacher Delaunay, Herbin et Kupka.
Véra Molnar a suivi une formation de peinture classique à l’Ecole des Beaux-Arts de Budapest et obtenu son diplôme de Professeur de l’Art et d’Esthétique. L’enseignement qu’elle recevait alors ne faisait aucune mention des avancées artistiques contemporaine en Europe et les reproductions des œuvres les plus révolutionnaires qui lui parvenaient étaient celles de Braque et de Picasso mais aussi de Hélion dont Véra Molnar apprécie toujours beaucoup les œuvres  géométrique des années 30.
Elle s’installe à Paris en 1947. Elle rencontre alors de nombreuses artistes, dont : Brancusi, Herbin, Seuphor, Soto et surtout : Sonia Delaunay et François Morrelet. La première, alors considérée comme la « papesse » de l’art abstrait, remarque les œuvres de Véra Molnar et l’encourage vivement à poursuivre son travail. Entre elles, il existe de fortes affinités dans le choix de leur engagement artistique : toutes deux adhérent à l’idéologie du constructivisme et ont foi en cet esprit d’un art qui transcende la simple individualité d’un artiste et permet parfois de parvenir à une « communion » créatrice.
François Morrellet, rencontré en 1957, est devenu un ami intime. Le travail de François Morrellet et de Véra Molnar, souvent marqué du sceau de préoccupations communes, introduit dans leurs œuvres des parentés formelles évidentes, et ce avant même qu’ils ne se connaissent, dès le début des années 50. Un désir identique d’élémentarisme, de minimalisme et de géométrisation systématique caractérise leurs démarches. Si les œuvres de François Morrellet sont aujourd’hui bien connues et conservées dans les musées du monde entier, les travaux de Véra Molnar ne bénéficient pas encore de la reconnaissance qui leur est due.
Aucune des composantes de son travail ne rentre dans la moule des œuvres   où les professeurs des Beaux-Arts de Budapest, fidèles à la culture picturale poste-impressionniste, formaient leurs élèves. C’est parce que, selon elle « tout renouveau artistique est né d’une attitude contre que Véra Molnar a décidé « aller contre » cet enseignement pour se débarrasser de la camisole de force des lois classiques qui empêche tout véritable changement dans les arts.
Depuis 1968, Véra Molnar utilise l’ordinateur. Mais c’est toujours dans son cerveau que germent les idées ; l’ordinateur ne crée pas les œuvres à sa place. C’est un outil rapide et efficace - qui n’exerce chez son utilisatrice     aucune fascination pour la technologie - dont elle fait un usage sans commune mesure avec le milieu High Tech et très à la mode du Cyber Art.
 
Un grand nombre de mes travaux, dit elle, sont réalisés et souvent exécutés par ordinateur. Mais s’ils ont quelque valeur, ou si, au contraire, ils n’en ont aucune, la machine n’en est nullement responsable. L’ordinateur si étonnant soit-il, n’est qu’un outil qui permet de libérer le peintre des pesanteurs d’un héritage classique sclérosé. Son immense capacité combinatoire facilite l’investigation systématique du champ infini des possibles.
Depuis le début des années 1990, une nouvelle conduite est apparue dans la pratique de Véra Molnar : c’est une sorte de jeu avec l’ordinateur. Elle fabrique ainsi des images de toute sortes, en les composant de manière entièrement subjective, à la main et avec une totale liberté modale de facture. Puis seulement ensuite, elle programme l’ordinateur pour qu’il puisse reconstruire exactement ce qu’elle a fait mais aussi toutes les variations et possibilités d’images proches de celle du départ. Viennent après les comparaisons et les constats : a-t-elle occulté des images que le systèmatisme du programme ne peut laisser de côté et qui s’avèrent intéressantes ou a-t-elle vu juste sans le secours de l’ordinateur ?

Elle aime citer Valéry : « il y a deux dangers qui nous menacent : l’ordre et le désordre ». Alors l’idée que je me suis trouvée, mais je crois que beaucoup de gens le font, que je garde une structure de base d’ordre et j’injecte dedans quelque chose, un déplacement, une autre couleur, une autre forme, une autre épaisseur donc il y a une combinaison de monotonie et de surprise. Et là ; je cite Beaudelaire qui disait : « monotonie, symétrie, surprise. » Donc c’est cet élément de surprise qui créerait le désordre, qui perturbe l’ordonnancement mécanique, un peu ennuyeux et on peut chercher entre les deux qu’est-ce qu’on aime le plus… Alors mon bonheur, c’est le presque ordre ou le presque désordre… Les deux extrêmes !
 Elle aime ces mots de Beckett : il faut continuer, je ne peux pas continuer, je vais continuer…
Chaque année, elle passe les mois de juillet et de septembre en  Normandie au bord de la mer. Tous les matins, tôt, elle commence par parcourir l’immense plage de sable, déserte à cette heure, à la découverte de l’inattendu, de l’aléatoire : les formes particulières des traces que laissent les fers des chevaux qu’elle photographie puis transpose ensuite « géométrisées » sur le papier à dessin, elle va graver dans le sable des figures diverses, souvent des carrés (élément de prédilection pour elle) dont les photographies encadrées deviennent parfois des petites chef œuvres exposées dans les galeries…
Véra Molnar est constamment dans la création, « tout m’intéresse » dit-elle, « un morceau de papier dans le corbeille plié d’une certaine façon peut devenir une idée de départ, une touffe de mousse lancé de façon aléatoire sur le sable de la plage peut former les contours de la crête de la montagne Sainte-Victoire « (autre forme de prédilection, « de toute façon pour moi tout ressemble à la montagne Sainte-Victoire… »).

Laszlo Horvath
//elles.centrepompidou.fr/blog/?p=354







EXPO: la galerie G13
09 février 2009

Le carré noir suprématiste de Malévitch – un carré noir sur fond blanc- a été évoqué lors du vernissage à la galerie G13 par József Vadas, critique d’art et grand spécialiste de l’art constructiviste. Or, il ne s’agit pas dans cette exposition simplement d’art constructiviste ou d’art suprématiste mais d’une infinie variété de toiles en noir et blanc qui font (ou non) référence à différents courants d’avant-garde. Dans cette nouvelle galerie d’un vieux quartier de Budapest en plein essor on veut relier le passé et le présent de l’art en présentant des grands maîtres au public.
 
Le fameux carré noir de Malévitch a fait scandale en 1913 et est devenu une référence depuis.
« Il y a des lignes qui forment des lettres : M comme Malévitch, F comme Fanny, I comme Histoire d’I, A et D comme Albrecht Dürer... Elles sont distribuées sur la surface en bon ordre soldatesque, ou en adoptant des rythmes divers au hasard. » Ici ce sont des initiales de l’artiste que nous découvrons sur les toiles venant de la collection de l’Open Structures Art Society. Vera Molnár et Tamás Konok, qui exposent ici, ont beaucoup à dire sur le noir et le blanc qui apparaissent respectivement tout au long de leur parcours artistique. Ce sont des Parisiens Hongrois, et tous deux font partie de cette association artistique. Sous le titre Histoires de blanc et noir, Vera Molnár avait déjà eu une grande exposition individuelle en France. Une grande rétrospective lui sera bientôt consacrée à l’occasion de son anniversaire. Tamás Konok expose, quant à lui, l’une de ses précieuses toiles. La galerie expose également une série d’oeuvres de maîtres hongrois contemporains.
On peut parler du contraste entre le noir et le blanc. Paradoxalement ces images sont très colorées avec toutes les nuances des deux couleurs. On y découvre mieux les structures et l’espace. Par la mise en scène réussie de cette idée, une certaine harmonie émane de cette exposition. On remarquera également les oeuvres d’István Nádler, l’un des pères fondateurs du mouvement néo-avant-garde en Hongrie, qui s’est penché aussi sur le problème de polarité dans la création. Áron Gábor est connu pour son art lyrique dans une oeuvre que l’on qualifie de non-figuratif. Tibor Gáyor, Tamás Meggyik et István Haász sont aussi des représentants de l’abstraction géométrique. Par ailleurs, avec la toile de Saxon-Szász, qui utilise la théorie des fractales, l’artiste fait un clin d’oeil aux différents événements du mouvement MADI, reliant ainsi le passé aux courants de l’art contemporain.

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De Vera Molnar à la musique pour ordinateur

C’est une très belle exposition de Vera Molnar qui s’achève dans les jours qui viennent à Rouen qui m’a donné l’envie de réaliser cette émission sur les pionniers de la musique avec ordinateur. Il faut expliquer pour ceux qui ne connaissent pas l’œuvre de Vera Molnar que cette artiste d’origine hongroise, née en 1924 à Budapest, qui vit à Paris depuis 1947 a été des premières à utiliser l’informatique dans ses compositions.

Dans le catalogue que le musée des Beaux-Arts de Rouen a édité à l’occasion de cette expostiion on trouve au milieu des reproductions et commentaires classiques, des bouts de programme informatique. Il s’agit de programmes simples comme on en écrit quand on s’essaie, avant en général d’abandonner, à l’écriture e basic et ils suffisent pour une œuvre qui tire toute sa beauté de sa capacité à exploiter des formes simples, carrés, lettres, la lettre notamment, barres colorées de Mondrian. Le plus étonnant dans cette exposition est que ces œuvres qui pourraient être froides, impersonnelles sont souvent émouovantes. Je pense, notamment, à la série de tableaux que Vera Molnar a réalisée à partir des dernières lettres de sa mère, de la graphie d’une vieille dame qui se délite à mesure qu’elle viellit. C’est non seulement beau mais par moment bouleversant. Cela rappelle, alors même que les œuvres n’ont rien à voir, cet hommage que Sophie Calle avait rendu à sa mère à la Biennale de Venise il y a quelques années. Une pièce avec un portrait de sa mère peint dans les années trente et une phrase calligraphiée sur le mur dans laquelle Sophie Calle exlique qu’elle a appris simultanément, par les vertus de ces communications téléphoniques que l’on peut superposer, son invitation à la Biennale pour représenter la France et la mort de sa mère. On remarquera qu’il s’agit de deux femmes arstites. Il ne me vient pas immédiatement à l’esprit d’exemple d’hommes qui aient su ainsi parler de leur mère ou, plutôt, construire des œuvres qui disent la qualité de la relation qu’ils ont pu entretenir avec.

Mais si j'associe Vera Molnar et son exposition à la musique, c’est que son commissaire a choisi d'y faire référence. On peut écouter des œuvres de compositeur qui ont travaillé avec des ordinateurs, notamment d’Henry Pousseur et Jean-Claude Risset. Il y a également un hommage à Pierre Barbaud, ingénieur chez Bull et l’un des pionniers de la musique sur ordinateur en France. Si l’exposition avait été consacrée à la composition musicale sur ordinateur, son commissaire aurait pu y ajouter bien d’autres noms. On pense notamment à Xenakis, mais on peut supposer que Vera Molnar ne le connaissait pas ou l’appréciait moins.

 Reste que tout cela m’a donné envie de revenir aux pionniers de la musique composée sur ordinateur et, d’abord, à Max Matthews, avec lequel Jean-Claude Risset travailla aux Bell Labs aux Etats-Unis. Plus informaticien que compositeur, Max Matthews n’a pas laissé d’œuvres au sens classique mais plutôt une série d’expérimentations qui ont fait l’objet d’un disque que je dirais didactique où l’on entend ses œuvres et celles aussi de certains de ses collègues et collaborateurs comme J.R.Pierce, un ingénieur, qui écrivit aussi de la science-fiction, ou David Lewin, qui était lui un compositeur professionnel qui a développé une approche algébrique de la composition. Ce disque consiste en fragments musicaux, il s’agit manifestement d’expérimentations sans que l’on puisse dire qu’il y ait une vraie tentative de créer une véritable œuvre musicale.

Il en va tout autrement avec les œuvres que Lejaren Hiller, personnalité aux multiples facettes, chimiste, mathématicien, musicien, qui a composées sur une machine Illiac à peu près au même moment, soit au milieu des années conquante. Comme Max Mettehws, Pierce ou Lewin, Hiller était un de ces pionniers de l’informatique qui s’intéressaient à la capacité de ces machines à composer de la musique comme d’autres s’intéressaient à leur capacité à dialoguer, à jouer aux échecs ou à résoudre des problèmes mathématiques. Mais à la différence d’autres, il était aussi musicien et ses œuvres passent le niveau de l’expérimentation.

 Il a composé une pièce assez connue, l’Illiac Suite, qui porte le nom, Illiac, de l’ordinateur avec lequel elle a été composée puis, un peu plus tard, au début des années soixante, une seconde pièce avec ordinateur, The computer Cantata, la Cantate Ordinateur qui est manifestement plus ambitieuse et qui pourrait, si on l’ignorait, passer pour avoir été composée par un homme. Vous remarquerez en l’écoutant qu’il y a une cantatrice, elle chante un texte qui a lui-même été généré automatiquement par un ordinateur à partir d’un peu plus de 20 000 phonèmes sélectionnés de manière aléatoire dans des revues.

On peut utiliser un ordinateur pour créer de mille manières, mais pour peu qu’on lui confie vraiment l’essentiel du travail de composition se pose la question de l’expression. Si l’on veut que la musique donne le sentiment d’avoir un certain grain expressif, il convient d’y introduire des nuances, des dérapages discrets, des imperfections infimes, en un mot de la matière. Et cela ne va pas de soi. Mais est-ce impossible ? C’est en tout cas ce à quoi s’attachent aujourd’hui les chercheurs qui travaillent sur cette question. Je pense notamment aux travaux d’Eduardo R. Miranda, Alexis Kirke, et Qijun Zhang, de l’Université de Plymouth qui ont publié il y a un peu plus de deux ans, dans le Computer Music Journal, une revue savante consacrée à ces questions, tout un article sur leurs travaux dans le domaine. Ils espliquent dans cet article comment construire un programme qui donne justement ce grain, ce sentiment qu’il y a un homme derrière la machine, expérience qui rappelle ce très joli concours qui oppose chaque année en Californie des ordinateurs à des hommes : le Loebner Prize. S’appuyant sur le test qu’avait imaginé le fondateur de l’informatique moderne, Alan Turing, ce concours met face à face un locuteur masque, dont on ne sait si c’est une machine ou un homme, et un jury qui doit trancher. L’emporte la machine qui a le plus trompé le jury.

Dans le cas qui nous occupe, il ne s’agit pas de parole, mais de composition musicale mais c’est au fond un peu la même chose. Et pour conclure, je pense à une autre œuvre de Lejaren Hiller, Portfolio for diverse performers and tape, dont je ne sais comment elle a été composée : entièrement avec un ordinateur, avec l’aide de celui-ci ou simplement avec un crayon et une feuille de papier. Je vous laisse juge.

//musiquescontemporaines.blogspot.fr/2012/10/cest-une-tres-belle-exposition-de-vera.html













07/05/2013
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