Alain YVER

Alain YVER

WALTER GROPIUS

WALTER GROPIUS




http://fr.wikipedia.org/wiki/Walter_Gropius

http://projets-architecte-urbanisme.fr/architectes/walter-gropius/

http://www.usineadesign.com/blog/les-mouvements-du-design-le-bauhaus-par-walter-gropius-1883-1969/151

http://utopies.skynetblogs.be/archive/2008/12/10/walter-gropius-1883-1969-le-bauhaus.html

http://mademoisellececile.over-blog.fr/article-21034216.html





Walter Gropius (Berlin, 18 mai 1883 - Boston, 5 juillet 1969) est un architecte, designer et urbaniste allemand, plus tard naturalisé américain. Il est le fondateur du Bauhaus, mouvement clé de l'art européen de l'entre-deux-guerres et porteur des bases du style international.

Issu d'une famille d'importants architectes allemands (père et grand-oncle), il étudie l'architecture à Munich (1903 - 1904), puis à Berlin (1905 - 1907), puis travaille dans l'agence Peter Behrens jusqu'en 1910. C'est à cette date qu'il commence à travailler en indépendant. Les premiers maîtres d'ouvrages avec lesquels il peut exprimer sa créativité sont issus du monde de l'industrie, avec notamment la construction de l'usine Fagus d'Alfeld-an-der-Leine en 1911, aux toits plats, à la structure métallique et aux façades entièrement vitrées, caractérisée par des lignes orthogonales. La carrière de Gropius fut interrompue par la Première Guerre mondiale. Appelé comme réserviste, il servit sur le front ouest en tant que sergent major durant toute la période des hostilités où il fut blessé au point de frôler la mort.

En 1915 il épouse Alma Mahler, la veuve de Gustav Mahler. Ils divorcent en 1920. La mort prématurée de leur fille Manon inspira à Alban Berg son concerto à la mémoire d'un ange (écrit en 1935).

Même s'il est souvent plus reconnu comme figure du fonctionnalisme, son monument aux morts de mars, dessiné en 1919 et érigé en 1920 montre l'influence de l'expressionnisme sur son travail. En 1919 Gropius fit partie de la Gläserne Kette, une correspondance entre utopistes expressionnistes, sous le pseudonyme de Maß.

Après guerre, en 1919, il succéda à Henry van de Velde (remercié en 1915 à cause de sa nationalité belge) à la tête de l'école des Arts appliqués de Weimar. C'est cette académie que Gropius va transformer en une école d'anthologie, le Bauhaus. Cette école est composée d'une école d'architecture, une école d'art, d'une école de design, d'une école d'artisanat, d'une école de théâtre, etc. Parmi les professeurs, sont venus enseigner Paul Klee, Johannes Itten, Josef Albers, Herbet Bayer, László Moholy-Nagy et Wassily Kandinsky. On apprenait aux élèves à utiliser les matériaux modernes et innovants, ainsi qu'à réfléchir à la production et au design à l'heure de l'industrialisation. Cette école eut un impact décisif sur l'esthétique moderne et fonctionnaliste, puis plus tard sur le style international.

Il participe au concours d'architecture pour la construction du siège du journal Chicago Tribune en 1922.

En 1937, il décide d'émigrer aux États-Unis où il dirige la Graduate School of Design de Harvard. Il est l'associé de Marcel Breuer jusqu'en 1941. Il mène plusieurs expérimentations d'habitat standardisant en cherchant à éviter la monotonie. En 1946, il fonde l'agence The Architects Collaborative (TAC). Philip Johnson, Paul Rudolph, John Johansen et Edward Barnes sont ses étudiants à Harvard.

Réalisations

    * 1911, il conçoit l'usine Fagus avec Adolf Meyer.
    * 1925 : il crée le bâtiment du Bauhaus à Dessau-Roßlau. Elle est composée d'une école d'architecture, une école d'art, une aire libre, un centre demandé par l'état et des chambres d'étudiants. Plus loin sont créés des logements privés pour les professeurs qui n'appréciaient pas forcément l'immeuble de l'école principalement composé de fenêtres. L'école sera récupérée par les nazis pendant la guerre mais restera intacte.
          
Architecture du bâtiment construit par Gropius[1] :

                + C'est une sorte de mini-campus, les étudiants sont logés sur place.
                + Le bâtiment comporte plusieurs entrées, il n'y a jamais une vision unique du bâtiment. Il faut faire le tour du Bahaus pour comprendre sa forme (référence à la Robbie House de Frank Lloyd Wright).
                + Le bâtiment est composé de deux corps en forme de "L" lui donnant un dynamisme, une forme tendant vers la rotation. Cette forme rayonne par rapport à un paysage.
                + Il y a des principes de transparence mais aussi toujours la notion de masse.
                + La notion de l'angle dissolu, l'angle est entièrement vitré.
                + Les façades sont décolées de la structure qui est intérieure. Les espaces de circulations se situent entre la structure et la façade.
                + Les fenêtres du bâtiment des étudiants comportent aussi des ouvertures en forme de "L", on retrouve toujours cette notion de dynamisme.
    * 1926-1928 : Construction des lotissements Törten, éléments de béton préfabriqués à Dessau en Allemagne.
    * 1938 : il construit sa propre maison à Lincoln, Massachusetts.
    * 1949-1950 : Graduate Center d'Harvard : sept résidences estudiantines reliées par des passages.
    * 1963 : immeuble de la PanAm à New York avec Pietro Belluschi. Son projet, de plan orthogonal et de 59 étages est controversé.


Notes et références
1.Cours du professeur Bruno Marchand, Théorie de l'architecture, donné à l'EPFL le 25.02.2009


Notes
Dans certains livres, on trouve Walter écrit sous la forme erronée Walther (nom de son père).

Le 18 mai 2008, Google lui rend hommage en changeant de logo.










Walter Gropius : Programme du Bauhaus

lundi 14 mars 2011, par Jb
1919

Le but final de toute activité plastique est la construction ! Décorer celle-ci fut jadis la tâche la plus noble des arts plastiques, ils appartenaient indéfectiblement aux parties constitutives du grand art de bâtir. Aujourd'hui ils se complaisent dans une autonomie dont seules, de nouveau, peuvent les sortir la collaboration et l'activité concertée des représentants de tous les corps de métiers.

Architectes, peintres et sculpteurs doivent réapprendre à connaître et à comprendre la mise en forme complexe de la construction dans son ensemble et dans ses éléments :alors leurs œuvres seront d'elles-mêmes de nouveau remplies de l'esprit architectonique qu'elles ont perdu dans l'art de salon.

Les anciennes écoles d'art n'ont pu réaliser cette unité, et comment l'auraient-elles d'ailleurs pu, étant donné que l'art n'est pas enseignable. Elles doivent de nouveau s'orienter vers l'atelier. Cet univers des dessinateurs de modèles et de ceux qui travaillent dans les arts appliqués, univers où l'on se contente de dessiner et de peindre, doit enfin retrouver l'univers où l'on construit. Quand le jeune homme qui sent en lui de l'amour pour une activité plastique suivra sa voie en apprenant d'abord, comme autrefois, un métier, alors l'artiste improductif ne sera plus condamné à des exercices inachevés, car il disposera, par son métier, d'une capacité à exceller dans quelque chose.

Architectes, sculpteurs, peintres, tous nous devons revenir au métier manuel ! Car il n'y a aucun « art de profession ».

Il n'y a pas de différence fondamentale entre l'artiste et l'artisan. L'artiste est une élévation de l'artisan. Par la grâce du ciel, en de rares moments de lumière qui sont en deçà de sa volonté, l'art fleurit inconsciemment du travail de sa main, mais les connaissances de bases de ce travail sont indispensables à tout artiste. C'est là qu'est la source de la production créatrice.

Formons donc une nouvelle corporation d'artisans où il n'existerait plus l'arrogance qui a conduit à des classes séparées et par laquelle un mur hautain a été dressé entre artisans et artistes ! Ayons la volonté, concevons et réalisons en commun la nouvelle construction de l'avenir, qui unira tout : architecture, sculpture et peinture en une seule forme et qui, des millions de mains d'artisans, s'élèvera un jour vers le ciel, symbole de cristal d'une foi nouvelle à venir !

WALTER GROPIUS
P.-S.

Sources : L'Aventure de l'art au XXe siècle, sous la direction de Jean-Louis FERRIER, Editions Chêne-Hachette, Septembre 1991










Style international
http://fr.wikipedia.org/wiki/Style_international

Le Style international est un courant en architecture qui s'est épanoui entre les années 1920 et la fin des années 1980 dans le monde entier. Ce style, qui marque l'arrivée des idées du Mouvement moderne aux États-Unis, notamment par l'intermédiaire de Philip Johnson au Moma à New York et de Ludwig Mies van der Rohe à Chicago, résulte du mariage des idées de l'école du Bauhaus et des techniques de construction en acier et en verre des États-Unis. Il caractérise une grande partie de l'architecture des Trente Glorieuses. Sa caractéristique principale est de construire des bâtiments en rupture totale avec les traditions du passé. Ses architectes décident de mettre en valeur les volumes par des surfaces extérieures lisses et sans ornementation. Ils souhaitent appliquer le principe de régularité et utiliser pour cela toutes les possibilités offertes par le béton, l'acier et le verre. Le Style international se présente donc comme une tendance résolument moderniste et recherche le dépouillement dans la décoration. Sa critique aboutit au Postmodernisme.

Contexte historique

Le Style international est issu du Mouvement moderne, animé par les pionniers des années 1920-1940 : l'école du Bauhaus en Allemagne, Le Corbusier et l'Esprit Nouveau en France (les « Cinq points de l'architecture moderne » de Le Corbusier - 1926) caractérise les débuts de l'architecture moderne en rupture radicale avec le style Beaux-Arts du XIXe siècle, mais dans le prolongement des idées fonctionnalistes d'Eugène Viollet-le-Duc et de l'Art nouveau. La transformation du Mouvement moderne en Style international se fera après la diffusion des idées du Bauhaus aux États-Unis, notamment par l'intermédiaire de Philip Johnson qui organisa une exposition sur l'architecture moderne en 1932 au MoMA à New York, puis de l'arrivée des architectes du Bauhaus chassés d'Allemagne par les nazis, et notamment de l'enseignement de Ludwig Mies van der Rohe à l' I.I.T à Chicago.

Les idées du Mouvement moderne domineront ainsi une grande partie de l'architecture durant les Trente Glorieuses.

L'expression « Style international » apparaît pour la première fois en 1932 dans un ouvrage de l'historien de l'art Henry-Russell Hitchcock et Philip Johnson, rédigé à la suite d'une exposition du MoMA de New York intitulée Modern Architecture. Elle a désigné alors aux États Unis l'architecture du mouvement moderne européen des années 1930, le terme "modern style" y étant déjà utilisé pour l'art nouveau, mais en Europe, on a tendance à distinguer en général le Mouvement moderne, qui caractérise le renouvellement stylistique de l'architecture, mais aussi des arts appliqués et de l'esthétique industrielle à partir de 1910 sous l'influence de Peter Behrens puis du Bauhaus, et le style international, qui caractérise plus l'épanouissement du Mouvement moderne dans sa seule expression architecturale, après son arrivée et celle des maîtres du Bauhaus aux États Unis, puis surtout durant les trente glorieuses.

Cet ouvrage fondateur du style, paru donc à l'occasion de cette exposition new-yorkaise, contient 138 photographies représentant des vues intérieures et extérieures ainsi que des plans classées par ordre alphabétique des noms des architectes afin de présenter toute présentation nationale. La préface est d'Alfred Barr. Le texte ne fait pas une présentation de chaque édifice, son approche est tout autre : il vise à déterminer un style, dans le sens de l'analyse formelle de l'histoire de l'art, de manière inductive à partir des caractères communs de la nouvelle architecture. La thèse fondamentale de l'ouvrage peut s'énoncer comme suit : les réalisations exposées représentent le style architectural contemporain en vigueur, et ce style se caractérise par son unité et sa totalité, à l'image des styles historiques que sont le gothique et le baroque par exemple.

En 1933, l'école du Bauhaus ferma ses portes en Allemagne sous la contrainte des nazis, ses artistes pourchassés durent s'enfuir souvent aux États-Unis notamment à Chicago alors que leurs œuvres étaient, en Allemagne, systématiquement détruites. Ces artistes formeront alors le New Bauhaus.

Le « Style international » est le résultat de réflexions du CIAM et de la Charte d'Athènes. Il définit les quelques points qui permettent de donner une cohésion, une force, à une nouvelle vague d'architecte moderne. Il se veut apatride et libéré des contraintes géographiques et culturelles. Le << Style International >> est le résultat de réflexion du CIAM et de la Charte d'Athènes


Réalisations

Aux États-Unis

Les premières réalisations emblématiques du Style international aux États Unis sont les réalisations de Ludwig Mies van der Rohe à Chicago, le Centre technique de General Motors de Eero Saarinen à Détroit, le Seagram building de Ludwig Mies van der Rohe et Le lever House de Skidmore, Owings and Merrill à New York.

Le building de la Philadelphia Saving Fund Society (PSFS) présente un plan original en forme de T majuscule et joue sur les effets de dissymétrie. Ses concepteurs, George Howe et William Lescaze, sont parvenus à rendre un effet propre au style international, un effet de peau tendue sur un squelette métallique. La façade horizontale et les grands panneaux de verre du MoMa de New York participent également de cette tendance.

Le siège de l'ONU à New York est l'illustration la plus remarquable du style international après 1945. Il fut construit le long de l'East River sur un terrain acquis grâce à une donation de John Davison Rockefeller Junior. Il a été inauguré le 9 janvier 1951 et devient le symbole de l'internationalisme et du progrès. Il applique la conception de bâtiments séparés selon leur fonction. Le gratte-ciel abritant le secrétariat des nations unies culmine à 164 mètres et se présente sur deux faces comme un mur-rideau de verre et aluminium, alors que les autres côtés sont couverts de plaques de marbre.
Bertrand Goldberg, Marina City, Chicago

Enfin, la période de l'après-guerre est marquée par les œuvres du Finlandais Eero Saarinen dont l'eclectisme se manifeste dans l'auditorium Kresge du Massachusetts Institute of Technology (1956), l'arche de Saint Louis (1967) ou encore dans son travail sur les terminaux des aéroports de New York et Washington DC. L'Allemand Walter Gropius, fondateur du Bauhaus, enseigne l'architecture à Harvard et construit avec Pietro Belluschi l'immeuble controversé de la Pan Am à New York (1963). Il forme les grands architectes de la génération suivante. Ludwig Mies van der Rohe arrive aux États-Unis en 1937 et applique ses conceptions du classicisme moderniste à New York (Seagram Building, 1958), Chicago (université à South Side). Il est l'architecte le plus fécond de tous.

Le courant moderniste utilisa largement le béton dans l'architecture, le laissant à l'état brut dans plusieurs ouvrages des années 1960 et 1970 : le Carpenter Center for the Visual Arts sur le campus de Harvard est le seul bâtiment dessiné par Le Corbusier aux États-Unis. Les représentants les plus célèbres de la tendance brutaliste sont Paul Rudolph, Marcel Breuer, Bertrand Goldberg et Louis Kahn.

Les architectes du Style international

Liens internes



 








































12/09/2011
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