Alain YVER

Alain YVER

WOVEN HAND

WOVEN HAND





leurs sites
//www.wovenhand.com/

//wovenhandmosaic.com/

//www.youtube.com/watch?v=2e3vLaHt7yY

en concert en septembre à Paris
//www.concertandco.com/artiste/woven-hand-wovenhand/billet-concert-27377.htm

//www.youtube.com/watch?v=TiLmVqQJwdI




"Woven Hand est le nom d’un groupe de musique américain, originaire de Denver dans le Colorado (États-Unis), et fondé par David Eugene Edwards au début des années 2000 en collaboration avec Ordy Garrison, et en parallèle à son groupe principal de l’époque 16 Horsepower.

Le groupe fait ses débuts sur scène à Denver en octobre 2001 et sort son premier album éponyme dans la foulée en mars 2002 chez Glitterhouse."






Un cowboy à Carhaix. Mais rien à voir avec tous ces festivaliers déguisés, chapeau texan sur la tête, inspirés par la thématique de l'année aux Vieilles Charrues. Oui, cette année, c'est cowboy-attitude. Celui qui nous accueille avec sa moustache, ses bottines et sa mandoline n'est pas un imposteur : c'est David Eugene Edwards, leader de feu 16 Horsepower et de Wovenhand. On aime son style, on aime sa voix, on aime ce titre, Kingdom Of Ice :

//www.dailymotion.com/video/xe2236_wovenhand-kingdom-of-ice-acoustique_music






Wovenhand
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Wovenhand, initialement typographié Woven Hand, est le nom d'un groupe américain d'Alternative country, originaire de Denver dans le Colorado (États-Unis), et fondé par David Eugene Edwards au début des années 2000 en collaboration avec Ordy Garrison, et en parallèle à son groupe principal de l'époque 16 Horsepower.

Histoire du groupe

Le groupe est formé à ses débuts par David Eugene Edwards, seul, à une période de tension au sein de 16 Horsepower ; le musicien Daniel McMahon se joint alors au projet. Woven Hand fait ses débuts sur scène à Denver en octobre 2001 et sort son premier album éponyme dans la foulée en mars 2002 chez Glitterhouse. À la différence des compositions de 16 Horsepower, Wovenhand présente une sonorité moins country/folk musique, bien que toujours présente, en étant plus marquée par les percussions jouées par Ordy Garrison et les échappées expérimentales d'Edwards jouant de divers instruments (guitares acoustique et électrique, banjos...).

En 2002, Woven Hand entame une collaboration avec la compagnie de danse contemporaine de Wim Vandekeybus, Ultima Vez, qui lui permet d'accroitre son audience en Europe lors de tournées. Woven Hand est l'auteur des musiques de plusieurs spectacles d'Ultima Vez (Blush en 2002, Sonic Boom en 2003, Puur en 2005, Spiegel en 2006) et apparaît également dans le film Blush de Vandekeybus.

Depuis la dissolution de 16 Horsepower en 2005, David Eugene Edwards s'est concentré exclusivement sur Woven Hand qui sera re-typographié Wovenhand. Le groupe se produit régulièrement avec de nombreux autres artistes issus du Colorado, tels que Jay Munly, le Slim Cessna's Auto Club, et The Denver Gentlemen, et à ce titre fait partie du mouvement rock appelé le Denver Sound. Depuis 2008, le bassiste Pascal Humbert, membre fondateur de 16 Horsepower, a rentamé une collaboration avec David Eugene Edwards au sein de Wovenhand en participant aux deux derniers albums.

//fr.wikipedia.org/wiki/Wovenhand







WOVENHAND

David Eugene Edwards le mystérieux leader de 16 Horsepower, forme le projet Wovenhand en 2001 à l’occasion d’une pause du groupe. Après quelques prestations scéniques, David Eugene Edwards sort l’album Woven Hand en 2002. Blush Music en 2003 est composé d’une majorité de titres du premier album, retravaillés pour servir de musique à une compagnie de danse d’avant-garde. Wovenhands poursuit dans sa veine d’alternative country sombre avec Consider the Birds en 2004. Après la séparation de 16 Horsepower en 2005, Wovenhand sort Mosaic en 2006. La veine mélancolique de Wovenhand ne se tarit pas avec Ten Stones en 2008. The Threshing Floor en 2010 et l’enregistrement public Live at Roepaen en 2012, font eux aussi la part belle à des ambiances mystiques.






Wovenhand: vers l'apaisement

Après le heavy mais un rien pastoral "The Threshinfloor", Wovenhand est de retour pour un 7ème album. Pascal Humbert a quitté le groupe pour aller cultiver en France son jardin (ou plutôt son vignoble). David Eugene Edwards a donc modifié son ensemble. De l'ancienne formation ne reste que Ordy Garrison aux drums. Désormais Gregory Garcia est à la basse et sa "grâce" Sir Charles French à la guitare. Il signe aussi la superbe pochette de l'album.

The Laughing Stalk est une réussite. Le cauchemar claustrophobe ( "Closer" ) s'apaise et semble sortir d'une maison des sortilèges tout en conservant des miasmes confondants et plutôt magiques. L'ensemble est habilement mené. Profond et léger. Habité sûrement de "King O King" à "Coup Stick" qui offre une pointe finale en "edging", la musique -ironiquement (sauf erreur) mystique- monte sans cesse sans jamais totalement éclater.

Le système est à la fois simple et subtile. Tout s'enveloppe et se développe, se déballe et se joint dans un troublant microcosme composé d'accentuations discrètes et de variations. L'hypnose fonctionne toujours sous désormais des accents plus rock qu'heavy. Un charme incontestable opère si bien que l'album risque d'être consensuel sans tomber dans un tout venant musical.

Refusant tout aspect théâtrale la musique devient plus intime, dense, vraie. L'album ne bouleverse pas mais il touche et met en avant la voix d'Edwards. Elle le mérite. C'est par elle que la magie opère principalement.

                                                                                                                 Jean Paul Gavard Perret








Wovenhand et Muzsikas est un projet né en 2009 sous l'impulsion de Kristina Rady. Ce projet, est une création exceptionnelle composée de la formation rock/folklorique américaine Wovenhand, emmenée par David Eugene Edwards, et d'un collectif de musiciens folkloriques hongrois, les Muzsikas. Ils seront à Dour pour un spectacle unique où les festivaliers pourront assister à la fusion de ces deux genres dans une parfaite harmonie. Un show qui ne manquera pas d'en surprendre plus d'un et qui restera, sans aucun doute, dans les annales du festival.
(Dour Festival 2010)








Sur pied depuis maintenant une décennie, Wovenhand s’apprête à sortir “The Laughing Stalk”
le septième album de sa discographie. Il marque le départ de Pascal Humbert qui a laissé David Eugene Edwards et le batteur Ordy Garrison recruter deux nouveaux musiciens pour les accompagner. Que les fans s’attendent à un répertoire plus rock et plus heavy qu’à l’accoutumée. Pochette et extrait ci-dessous.

//www.mowno.com/news/prochaines-sorties/the-laughing-stalk-nouvel-album-de-wovenhand/








MOSAIC
Label :     Glitterhouse
Sortie :    lundi 19 juin 2006
Format :  Album / CD   
        
                
Woven Hand n'a pas rendu ses démons intérieurs en 2006 en nous proposant un Mosaic toujours aussi torturé que ses prédécesseurs. Dès les premiers 'Hallelujah' qui flottent sur le titre d'ouverture "Winter Shaker", on aura compris dans quel monde David Eugene Edwards voudra nous emmener cette fois ci, c'est à dire le même qu'auparavant : là où les colts traînent des pieds et où le sang commence à cicatriser sur les vêtements.

Pour ceux dont l'univers de 16 Horsepower est familier, Woven Hand vous prendra en terrain conquis, tout simplement parce que cette voix ... cette voix. Comme un bruit sourd et permanent qui vous parlerait directement dans le cerveau sans passer par les oreilles, comme une drogue dont on ne peut définitivement plus se passer après y avoir goûté. David Eugene Edwards est un envoûteur génial. Bizarrement, même si le son, le ton et l'ambiance de Mosaic est quand même assez loin des derniers essais avant split du 16 Horsepower, où titres dépouillés côtoyaient sans transition les plus purs traditionnels southern-rock, cela fonctionne un peu de la même manière, avec une ambiance musicale construite autour de nappes sonores et de petites mélodies de banjo et de piano pour poser le socle de la mélodie vocale. Et cela rend presque aussi bien. "Whistling Girl" est en tous points somptueuse.

Je noterais encore les petits exploits "Swedish Purse", "Elktooth" ou "Dirty Blue", entre autres, pour peindre une étendue à peu près cohérente de cet album situé entre le cimetière et l'église, dans un endroit où il fait bon écrire quelques notes de musique émouvante.

Même si le 16 Horsepower avait placé la barre tellement haut durant toute son histoire qu'on aura du mal à apprécier autant Mosaic qu'on aura adoré Low Estate, force est de constater que la plume de David Eugene Edwards a encore beaucoup à raconter.

                                                                                                                                          par Sinoc







 MOSAIC

« Je pense que Dieu se sert d'une autre musique, plus agressive, une musique sombre, pour ébranler mon âme ». Des routes du Colorado qu'il a parcouru avec son grand père, pasteur Nazaréen (que l'on imagine bien, tel un sévère prêcheur de jadis, bible à la main), aux réserves indiennes où il se joignait aux rites chamaniques, c'est la voie de cette musique que David Eugène Edwards a choisit pour ouvrir son âme et exprimer la force de son être. De cette idée est né Wovenhand, qui se voulait une expérience bien plus personnelle et intense que ne pouvait l'être 16 Horsepower. David Eugène Edwards souhaitait ainsi délivrer une oeuvre plus authentique, vrai reflet de sa personnalité propre. Mais si le mysticisme biblique imprègne son univers, il ne se veut pas prosélyte, il n'attend pas que son message soit nécessairement entendu et savoure le simple fait que l'on puisse se laisser porter par sa musique.

Le ton et l'ambiance de Wovenhand s'écarte ainsi de l'inspiration très southern-rock de 16 Horsepower, pour glisser vers des sonorités bien plus atmosphériques. Les rythmes enjoués, les riffs de banjo (bien que toujours présents), font d'avantage place ici à un univers sombre, presque glauque parfois, soutenu par l'omniprésence de percussions lourdes et les échappées expérimentales d'Edwards. Violon, harpe, orgue..., appuient cette composition dans un sens que l'on pourrait qualifier de « cathédralo-country-folk » pour reprendre l'expression d'un autre. Et par delà ceci, cette voix qui s'élève, toujours envoûtante et passionnée et qui persiste à pénétrer chaque fibre de notre être, nous « crucifiant » littéralement sur place. L'ensemble forme alors un mélange complexe de musique rock, expérimentale, folk et country gothique, difficile à qualifier, sur fond de références spirituelles propres au compositeur.
L'album Mosaïc porte ainsi l'idée de rassembler des fragments éparses pour former une unité, à l'image des tables de la loi qui composent la loi Divine (ou encore des mosaïques composées par les mains de l'épouse d'Edwards!). Et ce sont bien des éléments disparates de la personnalité qui sont versées ici. Tout d'abord, les traditions amérindiennes côtoyant le mysticisme biblique. Si d'un côté, les percussions indiennes, les références à leur imagerie dans les titres ou les textes, nous entrainent vers quelques rituels chamaniques mystérieux, de l'autre, la voix d'Edwards, amplifiée à la manière d'un écho dans une cathédrale et soutenue par la présence de l'orgue d'église, évoque d'avantage un sermon sur la puissance divine, appelant à l'humilité de l'homme face à celle-ci. Aussi, traditions européennes se mêlent à l'esprit country folk américain. Les inquiétantes nappes d'orgues d'un "Sweding purse", des percussions lourdes et simples, recréent ainsi l'univers médiéval qui fascinait naguère notre artiste. Encore, violon, cornemuse et tambourins rendent-ils hommage à notre vieux continent.
Mais l'image de la mosaïque est à double tranchant, car il n'est pas dans sa nature d'être parfaitement homogène, elle présente en effet des fêlures. Ainsi, l'atmosphère extrêmement tendue de l'album peutêtre soudain percée par une éclaircie musicale, "Bible and Bird", où le ton nonchalant et joyeux de la guitare acoustique et du banjo, apparaît comme trop léger par rapport au reste de l'album et sonne étrangement. La singularité d'un "Slota prow – Full Amour" également dénote, ne serait-ce que par cette ligne de violon brusquement rejointe par une voix grinçante, comme répercutée par un poste de radio défaillant, qui choque d'emblée nos oreilles. Mais on trouvera une vive consolation à ces écueil, ne serait-ce qu'à l'écoute de cette perle qu'est "Wistling Girl" : le si précieux banjo (1885 !), soutenu par la touche innocente d'un piano, contre-balancé par la voix déchirante et pénétrante de David Eugène Edwards, ne peut qu'ébranler par sa puissante charge émotionnelle.

Dans l'ensemble, l'album Mosaïc peut être perçu comme une expérimentation musicale quelque peu déroutante et semblant manquer de cohérence. Mais David Eugène Edwards s'amuse en fait du décalage qui peut ainsi se ressentir et ceci est encore accentué par le fait que la musique de Wovenhand est composée avant les paroles elles-mêmes, et ne s'accordent donc pas nécessairement. Edwards se plaît à considérer sa musique àl'image d'une oeuvre d'art abstrait, que l'on aime à contempler, sans chercher véritablement à en saisir le sens profond, mais qui quelque part, il est vrai, nous touche intimement.







Wovenhand - “The Laughing Stalk”

woven180Album
(Glitterhouse)
07/09/2012
Rock heavy

Si, depuis la fin de 16 Horsepower, on se consolait aisément dans les sons tendus et malsains de Wovenhand, une part de nous-mêmes savait que notre intérêt pour l’autre projet de David Eugène Edwards ne pouvait se limiter au talent de ce dernier. On ne connaissait que trop bien l’impertinence de Pascal Humbert pour la mettre de côté. Et on se doute bien que, ce dernier parti s’occuper du vignoble familial, David Eugène Edwards - dans la routine de sa carrière qui dure à peu près depuis mille ans - se sent bien seul. Est-ce pour cela que “The Laughing Stalk”, septième album de Wovenhand au rock lourd comme une enclume, baigne dans une atmosphère des plus noires, au climat lynchéen? Probablement.

Habité par cet esprit qui le rend étranger aux autres, l’ex-16 Horsepower en profite pour mettre à nu ses névroses. Visions sombres et inquiétantes, cordes vocales issues des entrailles, “The Laughing Stalk” est en ce sens un album superbe de maitrise, de justesse et de tension. C’est à la fois la force et la limite de cette œuvre. Car on sent bien que le bonhomme vieillit et qu’il commence petit à petit à se détourner de ses racines originelles pour se tourner vers quelque chose de facilement qualifiable et consommable. Aussi vif et incisif, brûlant et schizophrène (car en permanence mélancolique et lumineux) que 16 Horsepower, l’outre-rock de Wovenhand semble pourtant pris au piège de ses obsessions. Cela ne nuit certes pas à la beauté de “The Laughing Stalk”, mais on aurait apprécié qu’il nous transporte davantage vers ses ambiances américaines plutôt que vers un son plus heavy (sur ce plan, on reste perplexe).

On retrouve ici ce goût prononcé de David Eugène Edwards pour les chants dépressifs, pour les histoires baroques et les étranges sonorités qui en découle. On regrette simplement l’absence des basses glaciales et si chères de Pascal Humbert.

En écoute
//www.mowno.com/disques/wovenhand-the-laughing-stalk/








Wovenhand au festival Musiques en Stock
Durée 01:06:23

//liveweb.arte.tv/fr/video/Wovenhand_au_festival_Musiques_en_Stock/
 
Filmé le 19/07/2010
Description

Pour ceux qui ont connu le groupe franco-américain 16 Horsepower, David Eugene Edwards est un artiste culte. Pionnier de l'alternative country, membre actif du Denver sound et depuis 2000 à bord du projet Wovenhand, il nous livre son 6ème album « The Threshingfloor », subtil tissage de couleurs et de sonorités métissées au service d'un message profondément spirituel.

Wovenhand demeure un groupe unique, offrant à la fois dans ses performances et dans sa musique une magnifique intensité. Libre de toutes frontières et poursuivant l'exploration de nouveaux territoires, David Eugene Edwards, accompagné de Pascal Humbert et de Ordy Garrison, nous entraînera dans un voyage intérieur, baigné d'influences amérindiennes et médiévales. Frissons garantis.







Wovenhand
 Interview bonus Obsküre Magazine # 11 | ObskureMag


Posté par Mäx Lachaud dans Articles & Bonus, Interviews | Commentaires fermés
Genre : Gothic Americana
Artiste : David Eugene Edwards, Wovenhand
18 sept 12 Wovenhand – Interview bonus Obsküre Magazine # 11

Dans le onzième numéro d’Obsküre Magazine (en kiosques depuis le 8 septembre 2012), nous vous avons offert un long entretien avec David Eugene Edwards réalisé le 17 juillet dernier autour de l’excellent nouvel album The laughing Stalk et des thématiques qui hantent l’oeuvre de ce fascinant projet américain. Durant notre conversation téléphonique, nous avons parlé de beaucoup de choses. Voici les propos qui n’ont pas été retenus dans la publication finale.

Obsküre Magazine : Les doutes font-ils partie intégrante de ta foi ?
David Eugene Edwards : Je suppose, même si je ne pense pas de cette façon. Les doutes que je peux avoir me concernent, et c’est une bonne chose, c’est mérité (rire). Mais je n’ai jamais douté de Dieu et de son amour pour l’espèce humaine et tout ce qu’Il a enduré pour nous amener à lui. Ma propre compréhension, ma force, ce sont des choses dont je doute en permanence.

Penses-tu que ton expérience récente avec Crime & the City Solution a pu avoir une influence sur la dimension très sombre et lourde du nouvel album?

Pas vraiment, car j’ai enregistré l’album The laughing Stalk avant de partir à Detroit pour travailler avec Crime & the City Solution.
L’aspect de transe de certains morceaux a souvent évoqué à la critique l’idée de chamanisme. Toi même, tu sens-tu possédé parfois, par un esprit sain ou par certaines forces?
Bien sûr, je suis possédé par l’esprit sain. Et ce n’est pas quelque chose qui arrive une fois de temps en temps. Je suis possédé par l’esprit vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Je n’ai rien à faire pour que ce soit plus intense. Il n’y a pas une musique qui va le faire sortir. C’est toujours là, qu’il y ait de la musique ou du silence. Cela importe peu.

Que ressens-tu quand un album paraît ?
Quand tu es sur un album, tu travailles si dur, si intensément pendant une certaine période… et puis quand l’album sort, tu as déjà vécu ces morceaux depuis un an. C’est l’antithèse d’une apothéose, c’est comme un anti climax quand ça sort, je suis déjà passé à autre chose. Mais j’aime jouer les morceaux en live, c’est là que se fait la vraie communication. Prendre ces morceaux et leur donner vie en concert, c’est l’aspect le plus gratifiant de ce que je fais.

Sur The laughing Stalk, on entend du piano, de l’orgue, du violon, y aura-t-il des musiciens supplémentaires pour les concerts ?
Parfois. Nous venons de terminer une tournée et nous avons joué la moitié du nouvel album, juste basse, guitare, percus et voix. Les morceaux peuvent être joués de façons très différentes. On pourrait même les jouer en acoustique. C’est ce que j’aime avec Wovenhand, les gens ne savent pas comment cela va sonner quand ils viennent nous voir. C’est toujours différent, les morceaux évoluent. C’est ce qui fait que ça reste intéressant de les jouer.

Wovenhand, c’est écrit en un seul mot maintenant?
J’aime que les choses changent.

Donc les gens peuvent l’écrire comme ils veulent?
Oui, ils peuvent même l’appeler Garbage….

Garbage, c’est déjà pris!
Pour ce qui est de l’album précédent The Threshing Floor, est-ce que tu penses que tu avais atteint une sorte de perfection dans les ambiances sombres que tu explores depuis tant d’années ?
C’est difficile à dire. Sur chaque album, il y a des morceaux où j’essaie d’aller le plus loin possible. J’essaie d’explorer différents sons, états d’âme, atmosphères des musiques provenant de toutes les parties du globe, de la Turquie à l’Iran en passant par la Mongolie et les Indiens d’Amérique. The Threshing Floor a été un disque difficile à faire mais il fut aussi vraiment satisfaisant au résultat.

Vu que tu as grandi dans un environnement très strict, quand tu as vu sur scène des musiciens comme Birthday Party ou Gun Club avec leur maquillage et leurs coiffures déjantées, qu’as-tu ressenti?
C’était excitant, si différent… C’était attirant. Mais c’était plus leur attitude qui m’intéressait, et la musique qui essayait d’exprimer une certaine forme de vérité, une compréhension de l’autre, pourquoi nous sommes ici et comment faire face aux affres de l’existence.

Vu que tu as tourné partout, si tu devais quitter le Colorado pour un autre pays ou une autre ville, qu’est-ce que tu choisirais?
J’irais dans le Montana.







Wovenhand :
The Laughing Stalk en approche le 7 septembre prochain

Écrit par  Bakt El Raalis

David Eugene Edwards et plus précisément son projet Wovenhand reviendra avec un 7ème album intitulé "The Laughing Stalk" le 7 septembre prochain. Qu'en est-il depuis la sortie de The Threshingfloor et la tournée qui a suivi la sortie de celui-ci ? C'est sur le site du label Glitterhouse que nous en apprenons un peu plus. Il s'agira ici d'un des changement d'orientation les plus radicaux du projet, nous apprenons par la même occasion que Pascal Humbert (bassiste) quitte le projet pour retourner près de Bordeaux s'occuper des vignes familiales avec son père. Résultat ? De nouveaux membres en approche : Chuck French (guitare) et Gregory Garcia jr. (basse) constitueront ce que Sir Edwards nomme : "the most heavy incarnation of the band ever" soit "l'incarnation la plus lourde de l'histoire du groupe". À la production, c'est le fameux Alexander Hacke (Einstürzende Neubauten, entre autres) qui s'occupera de donner naissance à un mix aux guitares et aux autres instruments à cordes "enivrant". Le site précise que David Eugene Edwards est récemment devenu ami avec Alexander Hacke suite à la réunion du groupe australien indépendant et légendaire (d'après le site) Crime & The City Solution où ils ont été tous les deux recrutés comme guitaristes. Une chose est sûre, après ce florilège d'informations, The Laughing Stalk est certainement un des albums de 2012 que j'attends le plus. Restez dans le coin si vous êtes curieux, on balancera certainement des choses à découvrir dans le courant de l'été.







Interviews : Woven Hand (Romandie Lausanne, 18.11.06)
De passage au Romandie à Lausanne, David Eugene Edwards, leader charismatique de Woven Hand, revient sur l'année écoulée, ses tournées, le processus de création et ses projets en cours. Impressionnés par le personnage, on est surpris par sa simplicité en dehors de la scène. L'homme choisit ses mots avec précaution, réfléchissant parfois quelques instants avant de répondre aux questions.
Comment s'est déroulée cette année passée sur la route?
D.E.E.:
C'est notre quatrième date en Europe, nous étions en Allemagne hier. Avant j'étais à la maison pendant environ 4 semaines, après une tournée en Amérique que j'ai faite seul, avec Serena Maneesh.
Voyez-vous des différences entre tourner ici en Europe ou aux states?
D.E.E.:
Aux Etats-Unis ça nous coûte plus cher et c'est un peu plus difficile vu les distances, mais le public est bon, particulièrement sur la côte Est et la côte Ouest. Mais je passe la plupart de l'année en Europe, je suppose qu'il y a plus de gens qui veulent nous entendre, et il y a de bons publics partout où nous allons, c'est pour ça que nous revenons tout le temps.
Il est assez surprenant d'entendre que vous avez plus de succès en Europe qu'aux Etats-Unis, alors que vous venez du Texas, que le Midwest est plus religieux que le vieux continent ou les grandes villes. Comment expliquez-vous cela?
D.E.E.:
Je ne peux pas (rires). Non, vraiment je ne peux pas expliquer comment ça fonctionne, pourquoi nous réussissons quelque part et pas ailleurs. Je suis sûr qu'il y a énormément de raisons. Je suis heureux à chaque fois que des gens veulent nous entendre.
Vous donnez à chaque fois des performances très intenses sur scène. Comment vous sentez-vous après les concerts?
D.E.E.:
En fait, à la fin des concerts j'ai juste envie d'aller au lit, mais la nuit n'est pas terminée, il nous faut encore ranger notre matériel dans le bus. J'écoute de la musique, j'essaye de me relaxer, mais en général je suis tellement vidé que je vais dormir.
Et comment vous sentez-vous pendant les concerts?
D.E.E.:
Je ne sais pas vraiment comment je me sens, je ne me focalise pas la dessus. Je ressens la musique, tout ce que les chansons impliquent, mais je ne peux pas vraiment mettre des mots dessus. Je n'y pense pas vraiment, ça se passe, c'est tout. Je fais beaucoup de choses en même temps, je dois chanter, jouer différents instruments, et tout ça est suffisant pour m'occuper! Je fais mon travail, et c'est difficile pour moi, je ne suis pas nécessairement bon à ce que je fais, donc je dois être très attentif. Et en même temps, je vais là où les chansons m'emmènent.
Parlons de votre nouvel album. Que signifie son titre, Mosaic?
D.E.E.:
Il signifie plusieurs choses pour moi, c'est ma femme qui a trouvé le titre, j'allais le nommer différemment. Elle fait des mosaïques elle-même, et nous avions déjà essayé d'en faire ensemble. Derrière il y a l'idée de rassembler des choses brisées pour former un tout. C'est comme ça que ça a fonctionné pour l'album et les chansons, comme étant des morceaux épars qui assemblés, formaient une unité. Il y a aussi un lien avec les mosaïques de Moïse, les tables de la loi.
J'ai trouvé que Mosaic était plutôt basé sur le folklore européen. Quels sont vos liens avec cette musique?
D.E.E.:
J'écoute beaucoup de musique médiévale, mais aussi de la musique des Indiens d'Amérique, les musiques traditionnelles du monde entier en général. ça a toujours fait partie de ce que j'écoutais en priorité - de la musique folk de tous genres en fait. C'est un peu d'où je viens, et ce que 16 Horsepower représentait, et j'aime montrer plusieurs facettes de ma personnalité. J'aime particulièrement la musique médiévale, à cause de sa simplicité : des percussions lourdes, des sons constants comme des drones et des mélodies simples.
Vous utilisez parfois des instruments antiques sur vos albums, qu'en est-il sur Mosaic?
D.E.E.:
Je n'en ai pas beaucoup utilisés sur cet album. Il y a passablement de Hurdy Gurdy, plus que sur les disques précédents. Un amis suédois qui a joué quelque temps avec 16 Horsepower m'a prêté un instrument, une sorte de mélange entre un hurdy gurdy et un violon. J'ai aussi utilisé différentes percussions indiennes, une petite harpe russe qui appartient à mon fils.
Quel a été le processus créatif derrière cet album?
D.E.E.:
Nous avions déjà joué certains morceaux en concert, puis nous les avons enregistrées. J'ai travaillé sur les autres à la maison, une ou deux directement dans le studio. J'utilise en général un dictaphone pour m'enregistrer.
Quelles sont vos sources d'inspiration?
D.E.E.:
Je ne sais pas, tout m'inspire. A différents moment, chaque chose m'inspire d'une façon ou d'une autre. Rien que de vivre et de faire face aux événements m'inspire, même si bien sûr les livres et les oeuvres d'art influencent certainement mon humeur et me font écrire de telle ou telle façon.
Comment les idées se traduisent-elles en chansons?
D.E.E.:
Je commence toujours par composer la musique, il est très rare que j'écrive les paroles et la musique en même temps. D'autre part j'écris sans arrêt des phrases ou des mots que j'ai envie d'utiliser dans un livre, et ensuite je place ces mots dans la musique à la manière d'un puzzle.

Souvent, la musique n'est pas le reflet des paroles, je fais souvent exprès de faire en sorte qu'il y ait un décalage. Les paroles sont très importants pour moi, comme toute la musique que j'écoute et qui possède des mots. C'est important pour moi, mais en même temps je n'essaye pas de dire que les paroles sont importantes pour tout le monde ou que vous devriez m'écouter.
Pouvez-vous nous parler de Puur, votre nouveau projet avec le groupe de danse Ultima Vez?
D.E.E.:
En réalité j'ai juste enregistré un peu de musique. C'est un spectacle de danse, mais en même temps c'est un film. J'ai fait de la musique pour Puur et j'ai aussi utilisé la musique d'autres groupes. Certains morceaux sont similaires dans l'esprit à ceux utilisés sur Mosaic, mais je n'ai pas chanté sur ce disque. Le CD est donc une compilation de différents artistes, de différents projets sur lesquels j'ai travaillé, totalement instrumental.
Pour le moment, le seul moyen d'obtenir cet album est par mail order à votre maison de disques. Envisagez-vous une distribution plus vaste?
D.E.E.:
Je ne sais pas du tout, je ne le considère pas comme un album, il appartient à Ultima Vez, je crois qu'ils le vendent lors de le tournées, mais ce n'est pas quelque chose que je pensais sortir sous mon nom.
Vous êtes souvent comparés à Sufjan Stevens en terme de foi, que pensez-vous de son travail? Quelle musique écoutez-vous en ce moment?
D.E.E.:
Je pense que c'est une personne extrêmement créative, sans doute l'un des plus talentueux parmi ceux qui chantent ouvertement leur foi. Il est fantastique. Actuellement, le seul groupe que j'écoute est Suicide. En ce qui concerne les nouveaux groupes, je ne sais même pas...
Quels sont vos projets actuels?
D.E.E.:
Le projet avec Ultima Vez est terminé depuis un moment. Actuellement, nous faisons beaucoup de concerts. J'ai quelques parties de chansons enregistrées sur cassette, mais rien de définitif. Peut-être l'année prochaine sortirons-nous un nouvel album.


> Chronique de Mosaic (2006)
> Chronique de Consider The Birds (2004)
> Chronique de Blush Music (2003)




04/10/2012
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